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- نشر بتاريخ: 15 نيسان/أبريل 2015
Marwa. La petite marque devenue grande
Créer une marque marocaine de prêt-à-porter pour femmes, c'est l'aventure qu'a lancée, en 2003, Karim Tazi, un self made man sans grands diplômes, et qui voulait à ses 20 ans suivre une carrière d'entraîneur de tennis. Tombé dans le textile par accident, le jeune homme commence d'abord par monter un bureau de liaison et de qualité, au début des années 1990, jouant les "go between" entre les donneurs d'ordres européens et les sous traitants marocains.
Se frottant petit à petit au métier, il se découvre des talents de créateur qu'il met d'abord au service de ses clients européens. En 2003, il décide de lancer sa propre marque. Marwa est née. Douze ans plus tard, l'enseigne sur laquelle personne ne pariait au départ dispose de plus de soixante magasins au Maroc mais aussi à l'étranger, en Arabie Saoudite notamment. Un large réseau où sont vendus toutes les semaines près de 40.000 pièces pour un chiffre d'affaires de plus de 100 millions de dirhams.
Une belle réussite dans un pays où les textiliens se sont contentés jusque-là de fabriquer pour les autres, sans jamais oser franchir l'étape du "produit fini". "Avec Marwa, Karim Tazi a montré que le label Maroc peut concurrencer les grandes enseignes internationales tels que Zara, Mango, H&M...", commente un professionnel du secteur.
Amoud. Le roi du mille feuille
Né à Tafraout le 1er juillet 1954, M'hammed Akdim débarque à Casablanca à l'âge de six ans pour rejoindre son père, alors épicier au marché central. Son père qui va prospérer dans le commerce deviendra plus tard industriel dans le textile et propose bien sûr à son fils de travailler avec lui. Mais le jeune M'hammed veut se lancer à son propre compte, dans la pâtisserie!
Une idée auquel son père ne croit pas trop, ce qui ne l'empêche pas de l'aider à réunir les 400.000 DH de capital de départ qu'il fallait pour lancer sa première boutique: celle d'Emile Zola, au quartier Belvédère. C'était le 20 décembre 1982. L'idée était de proposer une pâtisserie légère à une clientèle marocaine habituée alors aux traditionnels gâteaux au beurre.
La recette du premier jour est maigre: 1.000 dirhams à peine. Rien à voir avec les chiffres que brasse l'enseigne aujourd'hui. Parti d'un seul magasin, Amoud dispose actuellement de huit points de ventes, emploie des centaines de personnes et draine pas moins de 120 millions de chiffres d'affaires.
Data Plus. Des produits hi-tech qui s’exportent
Mohammed Chakib Riffi avait tout juste 22 ans quand il a lancé DataPlus, une entreprise de distribution de matériel informatique. La petite firme, lancée en 1999 dans un 75 mètres carré au boulevard Abdelmoumen de Casablanca, est aujourd'hui le premier fabricant d'ordinateurs et de tablettes made in Morocco.
Des produits hi-tech conçus dans son usine de Bouskoura, et qui trouvent preneur même hors des frontières du pays: en Tunisie, en Algérie, en Arabie Saoudite, au Mali, au Sénégal ou encore en Côte d'Ivoire. Lancé avec un capital de départ de 100.000 DH, que Mohammed Chakib Riffi a emprunté auprès de son père, l'entreprise vaut aujourd'hui de l'or.
Premier fournisseur de l'Etat en matériel informatique, la firme réalise plus de 80 millions de chiffre d'affaires, et s'apprête à réaliser sa première opération de croissance externe: une implantation industrielle dans une grande capitale d'Afrique de l'Ouest.
huffpostmaghreb.com
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