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- نشر بتاريخ: 28 أيار 2021
Tous ces éléments ont été découverts dans une cavité baptisée la Grotte des Rhinocéros située à Casablanca au Maroc, par une équipe franco-marocaine réunissant des scientifiques de l’INSAP, du CNRS, du MNHN, du Max Planck Institute et des Universités de Bordeaux et Paul Valéry Montpellier 3. Des découvertes importantes puisqu’elles nous expliquent comment subsistaient les hominines d’Afrique du Nord au début du Pléistocène moyen, il y a environ 700 000 ans.
Jusqu’alors, les plus anciens témoignages de consommation de viande sur le continent africain remontaient entre 3 et 2 millions d’années dans des sites de plein air. Des carcasses charognées, traitées et consommées directement sur site. Ce n’est qu’à la période de l’Acheuléen (qui débute il y a environ 1,8 million d’années en Afrique), que des comportements plus structurés, au niveau notamment de la gestion de l’espace et de la matière première, se mettent en place. Les éléments retrouvés dans la Grotte des Rhinocéros témoignent de la prédation, de la découpe et du transport de viande dans des lieux d’occupation fréquentés régulièrement et sur de plus longues durées, ici en contexte de grotte.
Ce sont spécifiquement 37 ossements qui ont intéressé les scientifiques et qui témoignent bel et bien d’activités de boucherie, avec une utilisation minutieuse d’outils en pierre. On retrouve sur ces ossements d’herbivores des stries, des impacts de percussion, et même des traces de dents humaines. Ces animaux ont été dépouillés, désarticulés, décharnés, pour consommer la viande, comme la moelle des os.
On a également retrouvé dans la grotte de nombreux autres restes de mammifères, mais qui ont été consommés par les autres prédateurs et charognards de l’époque : hyènes, panthères et chacals. A cette période, la compétition entre les hommes et les autres animaux est forte, tant pour les ressources en nourriture que pour les habitats.
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