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- نشر بتاريخ: 24 حزيران/يونيو 2009
Rabat - Le taux de croissance de l'économie nationale devrait atteindre 5,3 pc en 2009 et 2,4 pc en 2010, après 5,6 pc enregistré en 2008, estime le Haut commissariat au plan (HCP).
Les activités non agricoles enregistreraient un rythme de croissance de l'ordre de 2,3 pc, le plus bas de cette décennie, contre 5 pc en moyenne annuelle de la période 2000-2008, au moment où la valeur ajoutée du secteur agricole devrait s'accroître de 25,2 pc au lieu de 16,6 pc, suite aux bons résultats de la campagne agricole 2008-2009, souligne le HCP, qui vient de publier une note sur les perspectives économiques nationales en 2009 et 2010.
Selon le HCP, la croissance du PIB continuerait d'être tirée en 2009 par la demande intérieure, qui malgré son ralentissement, augmenterait de 5,9 pc en volume au lieu de 10 pc en 2008, ainsi que par la maîtrise de la hausse des prix, qui ne dépasserait pas 2,5 pc au lieu de 5,9 pc.
Le commerce extérieur, de son côté, connaîtrait un léger redressement de sa contribution à la croissance économique, s'établissant à -1,5 point en 2009 au lieu de -5,3 points en 2008. Cependant, le déficit du compte courant de la balance des paiements s'accentuerait, passant de 5,4 pc du PIB en 2008 à 5,7 pc en 2009.
En 2010, l'année qui enregistrerait un taux de croissance modéré d'environ 2,4 pc, la valeur ajoutée des activités primaires accuserait, globalement, une baisse d'environ 5 pc, alors que celle des secteurs non agricoles devrait afficher une hausse de 3,9 pc au lieu de 2,3 pc en 2009.
Principal moteur de la croissance économique nationale depuis le début des années 2000, la demande intérieure serait marquée en 2010 par un essoufflement pour ne progresser que de 3,1 pc en volume. En revanche, la hausse des prix serait maîtrisée aux alentours de 2 pc durant l'année prochaine.
Le HCP estime la contribution de la demande intérieure à la croissance économique à 6,7 points en 2009 et à 3,4 points en 2010 au lieu de 10,9 points en 2008, ajoutant que les échanges extérieurs continueraient de dégager un allègement de leur contribution négative à la croissance économique, passant de -1,5 point en 2009 à environ -1 point en 2010.
Le déficit du compte courant extérieur s'accentuerait, toutefois, pour atteindre 6,4 pc du PIB en 2010, estime le HCP.
Il ressort de l'ensemble de ces prévisions économiques exploratoires que le partage de la valeur ajoutée par secteurs institutionnels montre que les ménages (y compris les entrepreneurs individuels) ont vu leur part emprunter une tendance baissière depuis 1998, passant de 43,8 pc à 36 pc en 2009 et à 35,1 pc en 2010. Celle des entreprises passerait, en revanche, de 40,2 pc en 1998 à 47,4 pc en 2009 et à 48,7 pc en 2010.
La part des administrations publiques se maintiendrait, quant à elle, aux environs de 16 pc de la valeur ajoutée totale en 2009 et 2010 au lieu de 17 pc en moyenne annuelle sur la période 1998-2008.
Le HCP note, par ailleurs, que l'impact de la crise mondiale sur l'économie marocaine semble avoir été marqué par trois phases essentielles. La première où les impacts se sont manifestés par le revirement de tendance de certains indicateurs macroéconomiques à partir de l'année 2007 et début 2008.
L'accentuation des déficits en 2008, après des excédents successifs dans le compte courant extérieur durant la période 2001-2006, a constitué, en fait, le premier impact de la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc, sans toutefois affecté la production sectorielle et le rythme de croissance de l'économie nationale, précise le HCP.
Entamé au 2ème semestre 2008 et début 2009, la 2ème phase a été marquée par l'amplification des déficits extérieurs, conjuguée à un recul de la production de certaines activités orientées au marché mondial, entraînant un ralentissement des activités non agricoles, alors que la 3ème phase, où l'impact affecterait le domaine social, débuterait à partir du second semestre 2009. Elle serait caractérisée par la baisse accentuée de la production de certaines activités nationales et une hausse du taux de chômage, qui passerait de 9,6 pc en 2008 à 10,2 pc en 2009 et à 10,5 pc en 2010, entraînant ainsi une décélération du pouvoir d'achat des ménages.
Lors de cette 3ème phase, la consommation par tête ne progresserait que d'environ 1,2 pc en volume en 2010 au lieu de 4 pc en 2009 et 8,2 pc en 2008, estime le HCP pour qui l'année 2009 devrait connaître une baisse des prix à l'importation de l'ordre de 10,8 pc. Un recul qui serait suivi d'une hausse de 2,6 pc en 2010, en raison d'un éventuel rebondissement des prix de pétrole et des autres matières premières, qui accompagnerait la relance de l'économie mondiale attendue en 2010.
Malgré son ralentissement prévisible, la demande intérieure devrait continuer à être soutenue par la progression de l'investissement public en 2009 et 2010, qui compenserait la baisse des investissements directs étrangers.
Pour sa part, la balance courante dégagerait un déficit en accentuation, ce qui amènerait les autorités financières et monétaires à affronter la question de la solvabilité des finances extérieurs et partant du financement de l'économie de manière générale.
MAP
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