· Bouregreg, TangerMed, autoroutes, rails, aéroports, ports…


· Les infrastructures sanitaires, sportives… ne sont pas en reste

Les dépenses publiques ont atteint 135 milliards de DH en 2008. Les grands chantiers d’infrastructures nécessiteront, eux, 111 milliards. La construction de près de 50 barrages, prévue d’ici 2013, nécessitera un investissement de 13,6 milliards de DH. Plus de 3,87 milliards seront consacrés aux aéroports des grandes villes dont un peu plus d’1 milliard pour construire de nouvelles aérogares et pistes à Guelmim, Tan Tan, Oujda, Fès et Rabat. L’achèvement du 2e terminal, la construction d’un 3e et le doublement du viaduc, d’ici 2010, coûteront à l’Agence nationale des ports la bagatelle de 970 millions de DH. Les projets sportifs (stades) seront dotés d’une enveloppe de plus de 4 milliards de DH, en plus de l’aménagement de pistes d’athlétisme (26 millions de DH) et la construction de salles omnisports dans 21 villes pour 165 millions de DH. La santé n’est pas en reste. La construction de 21 hôpitaux et la réhabilitation de centres hospitaliers psychiatriques nécessiteront un investissement de 5 milliards de DH. Pour porter à 92% le taux d’accès à l’eau potable en zones rurales et augmenter de plus 181.000 m3 supplémentaires les capacités de stockage en eau potable, l’Onep investira près de 11 milliards de DH, d’ici 2010.
L’augmentation de la demande en énergie électrique a obligé l’ONE à enchaîner les grands projets. Pas moins de 9,8 milliards de DH sont consacrés à des centrales éoliennes et à turbines à gaz.

· Autoroutes: Extension rapide


Le réseau routier continue de s’étendre. Routes et autoroutes totalisent 28,5 milliards de DH d’investissements à horizon 2012. Autoroutes du Maroc vise la construction de 656 km pour les tronçons Marrakech-Agadir et Fès-Oujda, tandis que la direction des routes, du ministère de l’Equipement et du Transport, va construire 15.500 km de routes rurales avant fin 2012. On est passé de 40 km/an d’autoroutes pour un investissement de 600 millions de DH au début des années 90 à 160 km depuis 2006, en portant l’investissement à 4 milliards de DH. A fin 2002, le réseau autoroutier, entamé en 1993, était long de 479 km. Une année plus tard, l’engagement du gouvernement a consisté à porter le rythme de réalisation des autoroutes de 40 à 100 km par an. Dans ce sens, une étape déterminante a été franchie, en 2004, avec la mise en place des dispositions et des mécanismes financiers nécessaires à la réalisation du programme autoroutier. Un programme complémentaire de 384 km est prêt pour un investissement global d’environ 15 milliards. Il comprend, outre l’augmentation de capacité de l’axe Casablanca-Rabat, les sections de contournement de Rabat sur 41 km (début des travaux prévu en août 2009), les tronçons Berrechid–Beni Mellal sur 172 km (début des travaux prévu en septembre 2009), El Jadida–Safi sur 140 km (démarrage décembre 2011), Tit Mellil–Berrechid sur 30,5 km (début des travaux prévu en janvier 2012) Parallèlement, le réseau ferroviaire connaît le même dynamisme. Les investissements de l’ONCF ont atteint 17 milliards de DH entre 2004 et 2009. Avec le projet de TGV, ce sont 20,5 milliards qui seront investis pour le trançon Kénitra-Tanger.

· Bouregreg


Le projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg est un programme intégré et structurant pour les rives de Rabat et de Salé. Il a bénéficié d’un accord d’association entre l’Agence de la vallée du Bouregreg et un consortium émirati, représenté par le groupe Al Maabar international investments, signé en juillet 2006. Il porte sur le développement de la 1re phase du programme (Bab Al Bahr) pour un investissement de 750 millions de dollars, comprenant un projet immobilier de 500.000 m2. Il s’agit de divers aménagements hydrauliques et portuaires, de création de nouveaux espaces urbanistiques. Cette phase comprend également une Cité des arts & métiers sur la rive droite à Salé, avec de larges espaces de promenade et de divertissement, des jardins de part et d’autre du fleuve, un quartier d’affaires, des établissements touristiques et des commerces…. Un pont et un tunnel relieront les deux rives. De même que la mise en service d’un tramway en 2010. C’est l’un des plus importants projets d’aménagement du Maroc. Son coût s’élève à 750 millions de dollars soit 7,3 milliards de DH. Rive droite, du côté de Salé, une marina pour 200 bateaux a vu le jour, rive gauche, une promenade et des cafés ont été construits. D’ici à 2012, il y aura aussi un pont, un tramway reliant les deux rives, des hôtels de luxe et 1.700 appartements. Les travaux ont été lancés en janvier 2006. La zone couvre 6.000 hectares. La construction d’une cité lacustre, pour un coût de 3 milliards d’euros (33 milliards de DH), est également prévue sur le site.

· TangerMed


Le discours du Trône du 30 juillet 2002 annonçait la décision de réaliser un grand ensemble structurant, portuaire, commercial et industriel sur les rives du Détroit, à l’est de Tanger. Deux mois plus tard, la zone spéciale de développement, espace territorial de 550 km2, et l’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) ont été créées par décret-loi. Le premier accord de financement avec le fonds d’Abu Dhabi a été conclu. Ainsi était mis en œuvre le projet. Un montant de 7 milliards de DH en investissements publics a été injecté dans la construction du port. Objectif: allier compétitivité, rééquilibrage territorial et développement local.
L’implantation croissante d’industriels de renom tels que Renault dans les zones franches, adossées à TangerMed, reflète la pertinence de la vision stratégique du projet et illustre le potentiel de développement qu’elle sous-tend.
Les premiers linéaires de quai à conteneurs sont opérationnels depuis juillet 2007. Conçu au départ pour une capacité maximale de 3 millions de conteneurs Equivalent vingt pieds (EVP), le complexe portuaire a connu un développement important avec le lancement en 2007 de la grande extension TangerMed II, devant porter la capacité du complexe portuaire à plus de 8 millions d’EVP.
Parallèlement, le programme des zones franches, lancé initialement sur une superficie de l’ordre de 1.000 ha, a doublé. Ce programme en constante évolution permettra l’accueil et l’implantation d’industries diverses jusqu’à l’horizon 2020 et la création de plus de 150.000 emplois dans la zone spéciale de développement.

L'Economiste.

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