Les taux de croissance de 5.6% en 2008 et 5.3% prévue en 2009 (contre 3% pour les pays méditerranéens voisins, selon le ministre), ont encouragé le gouvernement de prendre des dispositions volontaristes pour la loi de finances de 2010, mais ceci reste au détriment des équilibres macroéconomiques.

Le projet de la loi de finances de 2010 prévoit un taux de croissance de 3.5%, un taux d’inflation de 2% pour un prix moyen de pétrole de 75 $ le baril.

Selon le ministre, les recettes publiques devront connaitre une stabilité par rapport à l’année 2009, contre une augmentation des dépenses justifiée par les investissements publics, ainsi que l’augmentation de la masse salariale. Le déficit public atteindra à 4% (norme européenne 3%) contre 2.7% pour l’année en cours.

Le ministre des finances préfère lire ce déficit comme étant la résultante de la volonté publique de soutenir le développement économique, et surtout de promouvoir la solidarité sociale.

Le projet de loi propose le renforcement du pouvoir d’achat des ménages marocains. Le gouvernement propose alors, de relever le seuil exonéré des impôts de 28000 DH à 30000 DH, ce qui va ramener le nombre de contribuables exonéré à 500000. L’augmentation du pouvoir d’achat se traduira aussi par la mise en application de la deuxième tranche de l’augmentation des salaires des fonctionnaires. Le coût de ces deux mesures, sur les années 2009 et 2010, s’élève à 16 milliards de dirhams.

La deuxième grande dépense concerne la réhabilitation du pays en infrastructures de base et de l’appareil productif. Il s’agit, surtout, du maintien des projets déjà commencés dans les domaines des autoroutes, des barrages, de l’énergie, des ports, et le transport ferroviaire et aérien.

Le projet de loi prévoit des dispositifs visant à améliorer la compétitivité du tissu productif marocain et d’améliorer son attractivité. La démarche consiste à créer des zones équipées pour l’installation des unités de production, la création de fonds pour le soutien et la garantie des investissements et la création d’une dizaine d’instituts de formation spécialisés. Ainsi que des baisses des droits d’importations déjà approuvées par le parlement.


Mohammed Soltane

Copyright: yawatani.com

 

أضف تعليق

Les points de vues exprimés dans les commentaires reflètent ceux de leurs auteurs mais ne reflètent pas nécessairement le point de vue officiel de Yawatani.com qui, par conséquent, ne pourra en être tenu responsable.
De plus, Yawatani.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire qu'il jurera non approprié.


كود امني
تحديث