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- نشر بتاريخ: 11 تشرين1/أكتوير 2013
SM le Roi a inauguré à Nouaceur la plate-forme industrielle « Midparc » et a lancé les travaux de construction de l’usine Bombardier, boostant par la même occasion l'émergence industrielle du Maroc.
La plate-forme industrielle intégrée Midparc démarre officiellement ses activités. La première tranche de cette zone franche, dont la superficie s’étale sur 63 hectares, a été inaugurée, lundi 30 septembre à Casablanca, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, marquant ainsi un nouveau cap dans l’émergence industrielle du Maroc.
Cette Plate-forme, dédiée aux métiers de l’aéronautique et de l’espace s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de développement industriel « Plan Emergence » engagée depuis 2009 et visant à faire de l’aéronautique l’un des principaux métiers mondiaux du Maroc. Le Maroc a donc tenu ses engagements en concrétisant la première zone franche du secteur qui se veut à la fois un cadre incitatif et attractif.
D’un investissement global de l’ordre de 887,6 millions de dirhams, Midparc est aménagée en deux tranches. Située à proximité de l’aéroport Mohammed V, la plate-forme offre un service industriel de qualité répondant à l’ensemble des besoins des investisseurs de l’aéronautique. Forte de sa croissance, l’aéronautique marocaine est désormais un centre d’excellence couvrant la production, les services, la maintenance et l’ingénierie. Une attraction qui ne cesse de drainer davantage d’opérateurs mondiaux dont le géant Bombardier. Le Souverain a donné dans ce sens le coup d’envoi de la construction de la première usine en Afrique du constructeur canadien qui est actuellement le troisième avionneur du monde.
L’usine Bombardier Maroc insufflera, donc, une nouvelle dynamique au développement du secteur de l’aéronautique, en raison des retombées économiques escomptées en termes d’accroissement des exportations marocaines et de développement du tissu industriel local.
L’usine Bombardier Maroc, qui sera réalisée en trois tranches, devra produire à terme des éléments de structure pour les commandes de vol de ses avions d’affaires Learjet 70 et 75 et de ses avions commerciaux de la Série CRJ.
L’implantation de Bombardier vient s’ajouter à celle de grands donneurs d’ordre (EADS, Boeing, le Groupe Safran, Daher, Souriau, Zodiac Aerospace, Air France Industries).
Depuis le déploiement du Plan Emergence, le pôle aéronautique a réussi à assurer son positionnement. Au-delà de l’apport économique qu’il devrait revêtir, l’aéronautique est un nouveau cursus qui s’affiche fortement sur les listes de formation. La qualification académique a été couronnée par l’ouverture du premier Institut des métiers de l’aéronautique (IMA). Un centre de formation, unique en son genre, qui fournira au Maroc et à la région de nouveaux profils, en l’occurrence des opérateurs, des techniciens ou des cadres intermédiaires en aéronautique.
Six conventions pour booster le secteur de l’aéronautique
Conventions d’investissement entre l’Etat et des entreprises du secteur de l’aéronautique :
-Convention d’investissement relative à la construction d’une unité spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques et mécaniques aéronautiques entre l’Etat et Sagem Maroc. Elle a été signée par Abdelkader Aâmara, ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelouahed Kabbaj, président du Directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, Bruno Durand, directeur industriel de Sagem et président du conseil d’administration de Sagem Maroc (relevant du Groupe Safran).
- Convention d’investissement relative à la construction des bâtiments industriels et acquisition de biens d’équipement neufs pour la fabrication de composants aéronautiques, entre l’Etat et EADS Maroc Aviation spécialisée dans la maintenance et la fabrication aéronautique. Celle-ci a été signée par Abdelkader Aâmara, Abdelouahed Kabbaj et Jean-Michel Leonard, président de la société EADS-Sogerma.
- Convention d’investissement relative à la construction d’une unité spécialisée dans l’usinage, l’ajustage et l’assemblage des pièces aéronautiques, entre l’Etat et MK Aéro spécialisée dans l’usinage, l’ajustage et l’assemblage des pièces aéronautiques. Elle a été signée par Abdelkader Aâmara, Abdelouahed Kabbaj et Jean Claude Lepage, président du conseil d’administration du Groupe Mecachrome.
- Convention d’investissement relative à la fabrication des pièces et traitement de surface pour le secteur aéronautique, entre l’Etat et Simra Maroc. Elle a été signée par Abdelkader Aâmara, Abdelouahed Kabbaj et Bruno Vazzoler, président de Simra.
Conventions pour la création d’un fonds d’investissement dédié au secteur de l’aéronautique et à la sécurisation de l’approvisionnent de la plate-forme en électricité :
- Convention relative à la création d’un fonds d’investissement dédié au secteur de l’aéronautique dont l’objectif est d’accompagner et de financer l’implantation de sociétés étrangères et faciliter l’entrée des entreprises marocaines et les créateurs d’entreprises dans le secteur aéronautique. Elle a été signée par Khalid Cheddadi, président-directeur général de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR), Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industriels marocains aéronautique et spatial (GIMAS), et Thierry Le Tailleur, président du directoire d’ACE Management.
- Convention relative à la réalisation, l’exploitation et la gestion des ouvrages de raccordement du réseau hors site d’électricité relatif au projet de la plate-forme industrielle intégrée de Nouaceur.
Elle a été signée par Abdellatif Hadj Hammou, directeur général de MIDParc Investment, Mohamed Sajid, président de l’autorité délégante du contrat de gestion déléguée des services de distribution d’électricité, d’eau potable, d’assainissement liquide et de l’éclairage public à la wilaya du Grand Casablanca, Jean Pascal Darriet, directeur général de la Lydec, et Abdelaziz Erradi, président de la commune de Nouaceur.
Bombardier : le géant de Nouaceur
Bombardier, le troisième constructeur aéronautique mondial, a choisi le Maroc comme destination pour étendre ses services. L’implantation à la zone franche de Nouaceur vient compléter la mosaïque de l’investissement aéronautique sur le plan national. Compétitivité des coûts de production et qualité d’environnement des investissements au niveau national ont été les premières motivations de Bombardier pour s’installer au Maroc.
La finalité étant de créer une unité industrielle pour l’assemblage partiel de structures simples. D’un coût global de 1,66 milliard DH, la mise en service du projet industriel de Bombardier au Maroc s’étalera sur une période de 7 ans favorisant près de 4.250 emplois. Engagé pour la formation et l’intégration des jeunes diplômés, Bombardier ambitionne de créer à Casablanca 850 emplois avant la fin de son déploiement.
De même, 1.700 personnes seront employées chez les fournisseurs du Maroc supportant la production de Bombardier et 1.850 autres seront liées aux services pour supporter ce nouvel accord économique.
L’Institut des métiers de l’aéronautique : 670 stagiaires en 2013
L’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA) est le premier en son genre au Maroc. Ce centre de formation vient couronner la stratégie nationale visant à faire du secteur un pôle d’émergence et de compétitivité.
Ainsi, le Maroc est aujourd’hui en mesure de produire un effectif local en termes d’opérateurs, techniciens ou cadres intermédiaires en aéronautique. L’institut qui a ouvert ses portes depuis avril 2011 accueille plus de 700 apprenants annuellement. De même, l’institut dispense une formation continue pour les salariés. A ce jour, le nombre de formations dispensées à l’IMA a atteint les 670 stagiaires.
Un nombre qui devrait atteindre les 930 stagiaires en 2014 et 1.150 en 2017. La construction de l’IMA a nécessité un investissement de l’ordre de 84,8 millions DH, dont 27 millions DH d’assistance technique apportée en nature par l’union des industries et des métiers de la métallurgie. La contribution de l’Agence française de développement à l’IMA s’élève pour sa part à 62 millions DH, soit 73% du coût final du projet.
Un financement qui concerne l’ensemble des composantes du projet en termes d’infrastructures, équipements élaboration de programmes et formation des formateurs. Notons que le centre fonctionne selon le principe d’une gestion déléguée aux branches professionnelles. Ceci a pour finalité de renforcer davantage l’employabilité des jeunes formés et de garantir des offres de formation de qualité en adéquation avec le marché du travail.
Dans ce sens, l’État a ainsi délégué la gestion de l’IMA à une société de droit privé (IMA SA), dont le capital est détenu à 100% par le Groupement des industries marocaines de l’aéronautique (GIMAS). Le Groupement rassemble la quasi-totalité des entreprises aéronautiques et spatiales du Maroc, dont de nombreux opérateurs français implantés au Maroc : Safran, Thalès, Nexans, Daher, Crouzet, Cetim (Centre technique français des industries mécaniques).
Ya Watani.com
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