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Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, a dévoilé lors d'une rencontre organisée chez lui à Casablanca les raisons du refus de la grâce pour Rachid Niny.

Ramid a révélé donc aux journalistes et directeurs de publications et de sites qu'il avait placé le nom de Niny en tête de la liste des grâces remises au Cabinet royal, puis ensuite les trois cheikhs salafistes (libérés depuis) et, en cinquième position, le dirigeant de gauche Seddik Kebbouri. Le ministre, qui était accompagné par son collègue de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha el Khalfi, a insisté sur le fait qu'il avait tout entrepris pour obtenir la libération de Rachid Niny, mais il a reconnu son impuissance par un fataliste "Allah Ghaleb" (que voulez-vous, on n'y peut rien…).

 
"Le roi m'a dit que si Rachid Niny l'avait offensé, lui, je l'aurais gracié, mais il a porté atteinte à d'autres personnes et à des responsables de l'Etat", a déclaré le ministre de la Justice, sans donner aucun autre détail sur la communication qu'il avait eue avec le roi. "Je suis extrêmement déçu, mais je garde espoir", a ajouté Ramid qui a annoncé son intention de revenir à la charge.
Concernant les grâces prononcées en faveur de l'ancien banquier Khalid Oudghiri et de l'ancien champion de monde de boxe thaïlandaise, Zakaria Moumni, Ramid a reconnu que les demandes n'avaient pas été présentées par ses services, sans plus de précisions.
 
Par ailleurs, Ramid a juré, par trois fois, qu'il n'interviendrait jamais dans un procès, mais qu'en revanche, et en sa qualité de chef du parquet, il n'hésiterait pas à faire incarcérer toute personne, quel que soit son rang, s'il avait des preuves contre elle, précisant qu'il allait signer sous peu l'ordre d'appréhender un groupe de personnes épinglées par la Cour des Comptes. "Je dois, avant de rendre cette affaire publique, l'étudier sous tous ses aspects juridiques pour prendre une décision", sachant, ajoute le ministre, que le roi l'avait personnellement appelé pour lui demander de respecter le droit, et rien que le droit, sans obéir ni suivre aucune recommandation, même si elle émanait du Cabinet royal.

Al Massae

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