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* Pas d’augmentation de capital dans l’immédiat
* Le moyen standing au cœur de la stratégie de développement

- L’Economiste: Allez-vous augmenter votre capital vu le nombre important de projets à financer?
- Mohamed Alami Lazrak: Aujourd’hui, une augmentation de capital n’est pas d’actualité. En réalité, nous avons pensé procéder à une telle opération dans une de nos filiales, mais nous nous somme très vite rendu compte qu’elle n’était pas nécessaire. Je ne cache pas que nous sommes assez sollicités par des opérateurs étrangers pour entrer dans notre capital. La RCAR vient dernièrement de renforcer notre tour de table, d’autres groupes aussi importants veulent faire la même chose. Nous y réfléchissons. C’est vrai qu’être adossé à des opérateurs de renom est une bonne chose pour nous. Au-delà de l’argent qu’ils pourraient apporter, il y a l’image qu’ils véhiculent, mais aussi le projet qu’ils pourraient apporter. Ils proposent d’entrer dans le groupe et en même temps de pouvoir participer à des opérations spécifiques.        

- Envisagez-vous des prises de participation à l’étranger?
- Nous n’avons honnêtement aucune ambition dans ce sens. En revanche, nous pensons exporter le savoir-faire de notre filiale construction EMT, au Maghreb, en Afrique de l’Ouest et au  Moyen-Orient. Nous sommes d’ailleurs sur pas mal de sujets. Pour le reste, il n’y a aucun intérêt d’autant plus que nous sommes en train de consolider le groupe. Cela peut être envisageable dans 2 à 3 ans. Dans l’immédiat, nous ne menons pas de réflexion dans ce sens.      

- Malgré vos performances financières, le niveau d’endettement paraît élevé…
- Pour nos projets dans le social, nous avons mobilisé des fonds propres de plus de 2,3 milliards de DH dans notre filiale Alliances Darna. Nous y avons donc injecté beaucoup d’argent pour les mettre en place. Nous sommes passés par plusieurs phases d’investissements importantes notamment pour l’achat du foncier. Il est donc normal que le ratio d’endettement soit important, mais il s’agit d’une situation ponctuelle. D’ailleurs, notre endettement sera amené à baisser mécaniquement avec la collecte des avances clients et le déstockage du foncier. Nous attendons, par conséquent, une fois ces projets livrés, un retour conséquent pour rembourser toutes nos dettes. Ils vont certainement nous permettre de les éponger entre cette année et l’année prochaine. D’ici fin 2013, nous devrions inverser la tendance. D’autant plus que nous n’allons plus avoir les mêmes rythmes de croissance que par le passé puisque nous entrons dans une phase de consolidation et de progression plus modérée qui va impacter positivement notre endettement qui se situe actuellement à 54%. L’objectif est d’arriver rapidement à 50% puis à 40% plus tard. Cependant, il faut signaler que dans notre endettement, il y a une grande part de moyen terme, donc ce n’est pas de la dette qui est exigible immédiatement. Ce qui ne pose pas de problème sur les capacités de remboursement du groupe.                

- Où se trouvent les relais de croissance pour le groupe à l’avenir?
- Il y a, tout d’abord,  le logement social qui va nous mobiliser jusqu’en 2020. Pour le haut standing, nous allons nous focaliser exclusivement sur l’axe Casablanca/Rabat.  Par ailleurs, nous croyons beaucoup au développement du logement intermédiaire. Nous pensons, à ce titre, que le gouvernement sera amené à mettre en place une aide pour permettre à une certaine catégorie de la population de pouvoir accéder à un logement. Nous avons proposé pour ce type de logement, avec la FNPI, une défiscalisation au même titre que le social pour obtenir un appartement de 100 mètres carrés à 500.000 DH. Je peux vous dire qu’il y a de la demande. Elle représente au moins 10% du déficit de logement global du pays.       

- Quels sont vos niveaux de marge sur le social? 
- Ils dépendent de plusieurs facteurs. Il y a un prix de revient et un prix de vente. Dans le premier, on intègre globalement le foncier, les études de faisabilité, la viabilité du terrain (ndlr: communément appelée VRD dans le jargon), la construction et les frais financiers. Dans ces frais, on retrouve les charges invariables, à savoir les constructions et les différentes études. La différence se fait au niveau de l’optimisation des VRD et du prix du foncier. Il faut donc savoir acheter le bon foncier. Toujours est-il, la marge que nous dégageons sur le social se situe autour de 18 à 20%. Ce qui est confortable.
Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI et Bachir THIAM
 

L'Economiste

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