L’association de lutte contre la corruption, Transparency Maroc, a été récemment reconnue d’utilité publique par le Secrétariat général du gouvernement. Elle pourra désormais posséder des immobilisations et un patrimoine dans la limite d’une valeur de 10 MDH et collecter des fonds à travers des appels à la générosité publique sachant que les donateurs ont la possibilité de déduire ces dons de leurs résultats comptables dans la limite permise par le Code général des impôts.

 

L’association a pour mission la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance au Maroc ; Ainsi, Transparency Maroc a créé, à titre d’activité pilote, une "cellule de soutien et de conseil juridique aux victimes de la corruption" dont l’objectif est d’accueillir des personnes déposant des plaintes pour corruption, de les orienter et de leur apporter assistance et aide juridiques pour renforcer leurs positions.

 

La cellule, animée par un groupe d’avocats, accueille, les auteurs de plaintes portant sur la corruption, examine leurs doléances et leur apporte une assistance et une aide juridiques.

Les personnes concernées peuvent contacter l’association par téléphone ou envoyer une demande au siège de l’Observatoire à Rabat.  La cellule, saisie de ces requêtes, oriente les personnes vers les voies de recours possibles en leur expliquant leurs droits et leurs obligations et les assiste dans l’élaboration de leurs réclamations et leur acheminement vers les institutions compétentes.

 

Les personnes concernées peuvent contacter l’Observatoire au numéro suivant : 037 77 80 10 ou envoyer une lettre à l’adresse suivante : 36, Avenue Al Abtal, angle Oum Errabia, 2ème étage Agdal, Rabat.

Il est requis que les demandes soient détaillées et étayées par des arguments suffisants. La cellule assure une permanence tous les vendredi de 10h30 à 16h30.

 

 

 

Pour rappel, l'Indice de Perception de la Corruption 2008 publié par Transparency International avait classé le Maroc à la 80ème place, soit une chute de 8 points par rapport à l'année 2007, selon la revue de presse annuelle de l'Observatoire de Transparency Maroc. Cette chute s'explique par le retard accusé par le gouvernement marocain dans la mise en oeuvre des différentes réformes annoncées alors que la justice et l'administration restent les secteurs les plus touchés. Alarmant!


Communiqué

 

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