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Les trois ministres issus de la centrale syndicale UGTT, qui a joué un rôle majeur dans le départ de Ben Ali, ont démissionné mardi du gouvernement tunisien, qu'ils avaient rejoint la veille. La direction de leur centrale ne veut pas reconnaître le nouveau gouvernement qui compte six ex-ministres de Ben Ali.

L'un des trois partis d'opposition du nouveau gouvernement, Ettajdid, a aussi menacé de partir pour les mêmes raisons. Plus tôt, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi a estimé que les 6 ministres issus du parti de Ben Ali (dont lui) avaient "les mains propres" et qu'ils étaient nécessaires à la transition.

 

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Le nouveau gouvernement ne fait pas l'unanimité du côté de la population tunisienne non plus. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de tout le pays. A Tunis, les manifestants ont été dispersés à coups de matraque et de gaz lacrymogènes. Le mouvement islamiste Ennahdha, dont le chef est exilé, est par ailleurs revenu sur la scène, en prévenant qu'il n'y aurait pas de démocratie sans lui. De retour en Tunisie, l'opposant historique Moncef Marzouki s'est dit candidat à la présidentielle, qui aura lieu au plus tard six mois après la chute du régime, qui s'est soldée par 78 morts.

TSR.th

 

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