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- نشر بتاريخ: 20 تشرين2/نوفمبر 2011
- Autoroutes, barrages, promotion de la femme…
- L’idée de régionalisation née dès 1960
- Autoroutes, barrages, promotion de la femme…
- L’idée de régionalisation née dès 1960
«Nous nous réjouissons de pouvoir annoncer la fin du régime de tutelle et du protectorat et l’avènement de la liberté et de l’indépendance». Le Roi Mohammed V a annoncé, en ce 18 novembre 1955, aux Marocains que leur pays était devenu libre. Ce vendredi 18 novembre 2011, l’on célèbre donc le 56e anniversaire de l’indépendance. Entre ces deux dates, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de cette étape de l’histoire du Royaume.
Une célébration à moins d’une semaine, jour pour jour, des élections législatives du 25 novembre 2011.
La célébration de cet anniversaire constitue notamment une occasion de se remémorer le contexte historique de cette épopée et sur lequel ne manqueront pas de surfer lors de leurs meetings électoraux les leaders des partis politiques. Ils rappelleront certainement, aux plus jeunes, que cet événement marque la victoire du droit sur l’injustice et la volonté d’un peuple épris de paix sur celle de l’hégémonie. Une volonté qui a engagé l’œuvre de construction d’un Maroc moderne. L’étape actuelle est d’en faire un Maroc démocratique, stable et dont l’économie se développe à un rythme soutenu.
Son indépendance acquise, le Maroc s’était investi dans l’édification d’un Etat libre, développé et fort. Les réalisations accomplies, depuis, dans plusieurs domaines et les chantiers de développement sont autant d’exemples des progrès prodigieux, auxquels on ne s’attendait d’ailleurs pas, le pays étant pauvre, et qui font aujourd’hui la fierté des Marocains. La célébration de cet anniversaire est en quelque sorte la pause qu’il faut marquer chaque année pour justement faire le bilan: qu’avons-nous réalisé depuis l’indépendance à nos jours? On en retient à titre de rappel les défis qui ont été relevés durant cette période, à commencer par la récupération des provinces du Sud, le lancement de la politique des barrages, la promotion de la femme, le développement de l’habitat social, le libéralisme économique, les droits de l’homme. Autant de choix, tous stratégiques, qui ont fait basculer le Royaume dans l’ère de la modernité et du développement tant attendu. Mais il fallait, d’abord, rompre avec l’héritage légué par le protectorat. Et, partant, jeter les bases d’une nouvelle organisation administrative dont l’essence serait la proximité. Cette approche a permis de se lancer dès 1959 dans une pratique moderne de la gestion locale. Ainsi, 800 collectivités territoriales de base ont été mises en place parallèlement à l’élaboration d’un système électif pour la désignation des conseils communaux et l’adoption du suffrage universel direct. Ce sera le début de la décentralisation avec la première organisation communale de 1960.
Ainsi, la Charte de 1960 a été en quelque sorte comme une initiation à la démocratie locale. Le dahir du 16 juin 1971 a marqué par conséquent la consécration juridique de la région en tant que cadre de déconcentration. Aujourd’hui, le projet de régionalisation avancée vient concrétiser cette marche vers la proximité et la prise en charge directe par les citoyens de la gestion de la chose locale. S.M. le Roi Mohammed VI s’est engagée dans la même approche. Libéralisme économique, politique de régionalisation, édification de l’Etat de droit, sauvegarde des droits de l’homme et des libertés publiques et sécurité et stabilité pour tous, ont été les maîtres mots du Souverain depuis son accession au trône. Dans un discours, en octobre 1999 à Casablanca, le Souverain a établi une véritable feuille de route visant à renforcer le rôle économique des collectivités locales par le développement de leurs ressources humaines, matérielles et financières.
Aujourd’hui, la nouvelle Constitution a instauré la régionalisation avancée. Elle doit maintenant assurer une complémentarité positive entre la démocratie locale et la démocratie politique qui a été mise en avant lors de l’élaboration de la loi sur les partis politiques.
Réforme
Dès son retour d’exil de deux ans à Madagascar, le Roi Mohammed V avait dévoilé dans le discours du Trône les éléments d’une réforme constitutionnelle basée sur l’établissement d’un Etat de droit. «Notre objectif est la constitution d’un gouvernement responsable et représentatif, expression authentique de la volonté du peuple», avait dit le défunt Roi. Il avait alors tracé des orientations directes, appelant à la démocratisation, à l’alternance et au multipartisme.
Le pays s’est aussitôt engagé dans un laborieux processus de modernisation administrative, dans lequel, déjà, les paramètres de la décentralisation, de la déconcentration et de la régionalisation ont occupé une place majeure.
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