- التفاصيل
-
نشر بتاريخ: 27 كانون2/يناير 2012
Abdelilah Benkirane a attiré sur lui les regards de tout le monde alors qu'il prononçait hier son discours de réponse aux observations des partis politiques sur sa déclaration de politique générale. L'attention suscitée revient au fait que c'est véritablement la première fois, depuis des temps immémoriaux, qu'un responsable gouvernemental, en l'occurrence le chef du gouvernement, anciennement appelé premier ministre, s'exprime sur un programme gouvernemental dans une langue proche des gens,
une langue comprise par le commun comme par l'élite, une langue qui a fait passer un message que les gens ont compris et ont entériné dans sa plus grand partie, se rendant aux arguments de l'orateur.
Cette langue de proximité est précisément ce qui manquait au Marocains dans la vie politique de leur pays. Nous avons en effet et jusque-là été affligés de politiques parlant avec des mots que l'on ne comprenait pas, ou peu, des politiques qui nous gavaient avec des considérations techniques absconses, qui ne font pas sens…. Et quand ils ont à délivrer un discours du même genre que celui de Benkirane hier, ils l'ânonnent d'une langue lourde qui ne sait pas parler aux gens, et qui ne parle à personne.
Nous ne parlons pas ici du fonds du discours, et nous ne l'entérinons pas plus que nous ne le condamnons, car tel n'est pas notre rôle. Nous discutons ici d'une forme, d'une façon de faire, nouvelles, de s'adresser à la population, une forme et une façon des politiques qui nous permettront désormais de les écouter et de nous intéresser à leur sort.
Les gens ont en effet besoin qu'on sache leur parler et qu'on puisse écouter ce qu'ils disent, eux, de leurs problèmes. Ils apprécient la proximité dans le dialogue et la communication. Et c'est là la morale principale de l'histoire… le reste ne sont que détails avec lesquels on peut, ou non, être d'accord.
Al ahdath al maghribiya
De plus, Yawatani.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire qu'il jurera non approprié.