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نشر بتاريخ: 10 شباط/فبراير 2012
Le processus de la lutte contre la corruption dans ce pays, qui a (re)commencé durant les dernières semaines et les derniers jours, avec l'arrestation de l'ancien directeur de l'Office national des Aéroports, doit s'inscrire dans la durée certes, mais il doit aussi aller vers ces affaires qui ont été étouffées dans le passé. Ces affaires, et pour plusieurs raisons, avaient été escamotées de telle façon que l'opinion publique avait été surprise par la vitesse de l'ouverture de certaines d'entre elles, faisant alors l'objet de bombes médiatiques, avant que le silence n'eût repris ses droits et que les choses ne se soient tassées, exactement comme si les gens les avait rêvées.
Ce qui semble être devenu une volonté claire de l'Etat de lutter contre la corruption, les corrompus et l'utilisation frauduleuse de l'argent public est largement accepté par le public, car cette volonté est de nature à restituer le prestige de l'Etat et le respect que doivent lui témoigner les gens… mais à la condition que tout cela se poursuive et que soient ouverts des dossiers jusque-là étouffés pour des raisons encore à ce jour mystérieuses.
Les poches et lieux de corruption sont connus et si l'Etat désire réellement s'y attaquer, il dispose pour cela des rapports de la Cour des Comptes. Les enquêtes et conclusions des magistrats de la Cour établissaient bien les pratiques de corruption au sein des entreprises et administrations publiques, mais ces rapports étaient systématiquement classés sans suite, après avoir suscité l'intérêt des populations qui ne comprenaient pas, et ne comprennent toujours pas aujourd'hui, comment la corruption peut-elle atteindre de tels sommets sans qu'il n'y ait personne pour y mettre un terme… c'est un peu comme si certains services publics étaient devenus des propriétés personnelles de leurs responsables.
L'erreur fatale serait donc de poursuivre et de juger les uns mais sans atteindre les autres, ou de se réfugier derrière des arguments tels que la fuite des investissements ou l'atteinte aux grands équilibres pour ne rien faire.
Là, on pourra dire que l'Etat n'aura finalement fait que tirer des coups en l'air…
Al Massae
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