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- Les attaques islamistes continuent
- Des organisations humanitaires et syndicales dénoncent les violences
- Le gouvernement toujours aussi laxiste

Les actes de violence des salafistes  se multiplient en Tunisie face à un gouvernement de plus en plus laxiste. Une situation qui inquiète la société civile tunisienne et bon nombre d’organisations locales humanitaires, politiques et syndicales.

Ainsi, la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDH) a dénoncé les  violences de ces islamistes radicaux contre des individus ou des biens à travers le pays. Des actes qui pourraient, selon l’organisation, avoir de sérieuses retombées sur la sécurité et la stabilité du pays mais également  représenter une réelle entrave aux libertés individuelles et collectives des citoyens. Le secrétaire de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Hassine Abassi,  s’est également insurgé contre ces agressions qui, selon lui, ont été planifiées afin de diviser les Tunisiens. Abassi a affirmé dans ce sens que les organisations syndicales du pays tenteront par tous les moyens de mettre fin à ce climat d’insécurité qui pourrait représenter une menace sévère pour l’emploi en portant atteinte aux secteurs du tourisme et à l’économie nationale de façon générale. Autre organisation à avoir réagi, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a demandé au gouvernement provisoire, dirigé par Hamadi Djebali, secrétaire général du mouvement Ennahda, de protéger les journalistes.
Le gouvernement, quant à lui, semble impuissant  face à la montée des salafistes. Alors que le ministre de la Justice avait déclaré il y a quelques jours que des mesures sévères seraient mises en place, aucune décision concrète n’a encore été prise.
Les salafistes ont en effet intensifié leurs agressions ces dix derniers jours. De véritables démonstrations de force dont l’objectif est avant tout de marquer les esprits et de déstabiliser la scène politique tunisienne. Ainsi, les islamistes ont violemment attaqués samedi dernier des postes de police et pris d’assaut des bars situés dans plusieurs localités du gouvernorat de Jendouba au nord-ouest. Ils avaient déjà incendié le week-end dernier  un bar après avoir exigé la fermeture de plusieurs points de vente d’alcool à Sidi-Bouzid, au centre du pays. Une véritable menace qui pèse sur le pays. D’autant plus que plusieurs leaders du mouvement ont appartenu au jihad islamiste. Ainsi, le dirigeant de l’important mouvement Ansar Al Charia, Seif Allah Ben Hassine, avait été répertorié en 2002 par l’ONU en tant que personne ayant collaboré avec Al-Qaïda.

 

L'Economiste.com

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