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  • L’objectif tracé par le Souverain
  • Le challenge est à la portée du Maroc
  • Il reste des obstacles à surmonter

 «Gagner le pari de rattraper les pays émergents n’est pas impossible, quand bien même cette entreprise recèle de nombreuses difficultés et de multiples défis. Le Maroc dispose, pour relever ces défis, de toutes les potentialités nécessaires, avec, en tête, sa jeunesse lucide et responsable», a souligné le Souverain dans son discours à l’occasion du 61e anniversaire de la Révolution et Roi et du peuple.

 

APRÈS le capital immatériel, les pays émergents. Dans son discours à l’occasion du 61e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, le Souverain a montré le chemin à prendre pour intégrer le club des économies dites émergentes. Le Maroc en a le potentiel. Son modèle de développement est arrivé à un stade qui lui permet de viser cet objectif et rivaliser ainsi avec ces pays. Pour le Souverain, «cette ambition n’est pas juste un rêve et ne vient pas d’un vide, mais s’appuie sur la réalité et sur les réalisations concrètes sur les plans de la démocratie et du développement». Il a cité les apports des stratégies sectorielles comme le plan Maroc Vert, Halieutis, Emergence industrielle ou encore le plan solaire. Mais attention, «ces acquis et les réalisations engrangées ne devraient pas inciter à l’autosatisfaction. Ils devraient plutôt constituer un motif puissant pour redoubler d’efforts et rester constamment mobilisés. En effet, soit l’économie marocaine devient une économie émergente grâce à ses potentialités et à la coordination des énergies de toutes ses composantes, soit elle manquera son rendez-vous avec l’Histoire», prévient SM le Roi.  Selon lui, «notre modèle de développement a atteint un niveau de maturité qui l’habilite à faire une entrée définitive et méritée dans le concert des pays émergents. Toutefois, les prochaines années seront décisives pour préserver les acquis, corriger les dysfonctionnements et stimuler la croissance et l’investissement».

Le Souverain n’a pas hésité à exprimer sa «satisfaction quant à la contribution que nombre d’entreprises du secteur privé et d’établissements publics ont apportée au développement de l’économie nationale, aussi bien en interne qu’à l’extérieur». C’est le cas de l’OCP qui «constitue un véritable modèle au regard de la stratégie nationale et internationale efficace dont il dispose et compte tenu de la vision claire, de la bonne gouvernance et de l’efficacité qui le caractérisent. Tous ces facteurs consacrent l’intégration du Maroc dans le marché mondial des phosphates, ressource qui est devenue un enjeu universel tant elle est étroitement liée à la sécurité alimentaire», a précisé SM le Roi qui a rappelé que «les économies émergentes tendaient à s’appuyer principalement sur le développement durable et l’exploitation judicieuse des opportunités offertes par l’économie verte». Les énergies renouvelables, un secteur qui a connu «un véritable essor suite aux grands projets lancés. A cet égard, le plan d’énergie solaire et éolienne constitue une preuve supplémentaire de notre capacité à relever les défis. S’il en est ainsi, c’est grâce notamment à une vision claire et anticipative, conjuguée à une planification rigoureuse des priorités pressantes, garantissant la satisfaction des besoins énergétiques de notre pays et la réduction de sa dépendance de l’étranger et ce, grâce à une exploitation judicieuse de nos ressources propres en énergies renouvelables», a noté le Souverain. Pour lui,  «l’objectif de rejoindre les pays émergents ne peut se concrétiser que si l’on continue à améliorer le climat des affaires, notamment en allant de l’avant dans la réforme de la justice et de l’administration, la lutte contre la prévarication et la moralisation de la vie publique. Nous estimons que cette tâche est une responsabilité qui incombe à toute la société, citoyens et associations, et qu’elle n’est pas du seul ressort de l’Etat».

Le piège du «Maroc à deux vitesses»

DANS certains pays émergents, des écarts entre les couches sociales se sont développés. C’est pour éviter ce travers que le Souverain veut que «le développement économique aille de pair avec l’amélioration des conditions de vie du citoyen marocain. En effet, nous ne voulons pas d’un Maroc à deux vitesses: des riches qui bénéficient des fruits de la croissance et s’enrichissent davantage, et des pauvres restés en dehors de la dynamique de développement et exposés à plus de pauvreté et de privation». D’ailleurs, les programmes de l’INDH s’inscrivent dans cet esprit. De même, les plans sectoriels attachent un intérêt particulier au développement local et humain.

leconomiste.com

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