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Bientôt l'ouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie ? Ceci n'est pas une affirmation mais une question... la réponse peut malheureusement ressembler à.... "ce n'est surement pas pour demain".

20 ans après, les frontières restent fermées:

Maroc et Algérie, deux voisins qui se tournent le dos depuis deux décennies et se renvoient la responsabilité de la fermeture des frontières. cette dernière concerne directement nos deux pays voisins, mais aussi paralyse l'économie de toute la région du maghreb et le bien être de sa population.

 Pour un peu d'histoire...

Les relations diplomatiques entre Alger et Rabat se sont empoisonnées depuis la Guerre des sables d’octobre 1963. Puis il y a eu des hauts et des bas ponctués en février 1989 par le traité de Marrakech créant l’Union du Maghreb arabe (UMA), un traité qui a nourrit plein d'espoirs pour les peuples de la région. En effet, l'UMA s’est voulue le porte-étendard de cinq pays nord-africains (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye), à l'instar de grands groupements régionaux comme l'Union Européenne (UE) Ou l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE ou ASEAN en anglais). Malheureusement, cette organisation est maintenant une coquille vide qui peine à se mettre en route.

Le feuilleton géopolitique continue sa marche et sera marqué par l’attentat terroriste commis le 24 août 1994 à l’hôtel d’Atlas Asni  de Marrakech. Depuis, quelque 1.500 km de frontières terrestres entre le Maroc et l'Algérie sont fermées sur initiative algérienne. C'est ainsi que Rabat soupçonna la piste des services secrets algériens. 

En 1999, avec l'arrivée au pouvoir de l’actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika et l'intrônisation de SM le Roi Mohammed VI, l'espoir d'une reconsiliation est renaît. Mais malheureusement, les actions diplomatiques du Maroc, de réouverture des frontières notamment, envers son voisin algérien, n'ont jamais eu de retours favorables. De même pour la réactivation de l’Union du Maghreb, au regroupement économique, au Sahara…   

L’Algérie dit attendre des «excuses» pour avoir été «accusée à tort» et entend dissocier de la relation bilatérale le conflit du Sahara. Ce qui est tout simplement et clairement «Inconcevable», pour le Maroc et pour qui «son intégrité territoriale est non négociable».
Le statu quo persiste. «Nous ne sommes pas responsables de la fermeture et nous ne ferons rien qui aille dans le sens d’une exacerbation de la tension», soutient auprès de l’AFP un diplomate algérien de haut rang. Fin juillet 2014, un discours royal déplore une situation «étrange» ayant atteint un seuil intolérable pour le «citoyen maghrébin».
Economiquement, les pertes liées à la fermeture des frontières entre les deux pays s'élèvent à 6,7 milliards de DH et 32.400 emplois pour le Maroc, selon u
ne étude de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Oujda, datée de 2007, cite l'Economiste.  Sur le plan régional, le commerce entre les pays du Maghreb est très faible et ne représente que 3% de leurs échanges globaux. Ce qui est contradictoire avec le sens d'une intégration régionale de type UMA.

Alors que cette intégration peine à voir le jour et que ses institutions peinent à prendre les choses en mains, le secteur informel profite de l'occasion. Ainsi, les trafiquants et contrebandiers continuent à tirer profit de cette tension géopolitique.

Oujda reste toutefois la «Strasbourg du Maghreb». Elle a préservé son statut d’axe stratégique en reliant le Maroc oriental à l’ouest algérien. le Maroc a même lancé un appel d'offres pour la réalisation d'une étude concernant la "partie terminale" de l'autoroute Fès-Oujda pour la relier avec l'autoroute Est-Ouest algérienne. 

En 2013, l’Algérie, producteur de pétrole, renforce ses patrouilles et creuse des tranchées contre le trafic de carburant. En réalité, les fournisseurs algériens profiteraient aussi du juteux business.  
Juillet 2014, le Maroc annonce la construction, sur une partie de la frontière, d’une «clôture» équipée de «capteurs électroniques» afin de se «protéger des menaces terroristes». Le risque de «circulation des armes» est l’une des conséquences du chaos libyen. L’immigration clandestine et ses risques sanitaires, sécuritaires, économiques pèsent aussi. Les Maghrébins les plus convaincus croient pourtant à l’ouverture des frontières. Car on ne modifie pas la géographie.

Preuve à l'appuit... un match de volley-ball est prévu le 31 octobre prochain (2014) sur les frontières algéro-marocainesune autre forme pour exprimer l’alliance entre deux peuples qui partagent les mêmes préoccupations et un destin commun.

 

Yawatani.com

 

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