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- نشر بتاريخ: 03 آب/أغسطس 2010
Le 5 novembre prochain se tiendra le 4ème symposium économique organisé par la Fondation Suisse Maroc pour le développement durable (FSMD). Cette dernière a été créée en 2004 et est présidée par son fondateur, Mohamed Mike Fani. La FSMD vise à favoriser les échanges économiques entre la Suisse et le Maroc. Elle a obtenu en juillet le statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) de l'ONU. Mohamed Fani, ingénieur de formation et entrepreneur marocain, en Suisse depuis l'âge de dix ans, évoque les projets en cours entre Genève et le Maroc.
Quel est l'objectif de la FSMD?
Nous souhaitons contribuer au développement durable du Maroc à travers le transfert de compétences entre ce pays et la Suisse. Sept millions de jeunes vivent au-dessous du seuil de pauvreté et plus de cent mille diplômés sont à la recherche d'un emploi. Les gens compétents ne manquent donc pas mais ils ont besoin d'être coachés.
Quels sont vos projets en cours ?
En février, une convention entre les HUG et le CHU de Rabat a été signée. Cela est déjà le cas avec le CHU de Marrakech depuis octobre 2008. Par ailleurs, le 5 novembre prochain, nous signerons un accord de coopération entre la Fondation et Oujda, ville importante située au nord-est du royaume en présence de notre partenaire, Holcim Maroc. La filiale du groupe de matériaux de construction va nous aider à démarrer ce projet en apportant ses compétences dans les trois domaines suivants: l'environnement et plus particulièrement le traitement des déchets, la gouvernance et le e-gouvernement. Nous sommes en pourparlers avec Genève qui a mis en place des solutions intéressantes en matière d'accès électronique aux administrations publiques. Enfin, nous sommes en train de finaliser un projet sport-études et prévention avec le Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports de la ville de Genève.
Quelles sont vos sources de financement?
Cela reste un challenge. Jusqu'à présent, nous n'avons jamais sollicité de fonds. Les dépenses du symposium sont couvertes par nos sponsors. Pour le reste, chacune des parties, suisse et marocaine, impliquée dans un projet assume ses propres frais. Quant au budget de fonctionnement de la FSMD, il ne dépasse pas 20.000 francs alors qu'il atteindrait en réalité 300.000 francs sans le bénévolat. A présent que nous avons atteint une certaine maturité, nous réfléchissons à une levée de fonds.
Votre partenaire avec la ville d'Oujda est Holcim Maroc dont le président, Dominique Drouet, est aussi le vice-président de la FSMD. Vous n'êtes toujours pas soutenus financièrement après six ans d'existence. Le Symposium aurait-il du mal à convaincre les investisseurs suisses?
Holcim Maroc porte un réel intérêt à Oujda, où sa première usine a été implantée. Quant au symposium, il s'agit d'un pôle d'excellence et d'échanges qui a avant tout pour mission de donner une impulsion.
Combien de contrats ont été conclus lors des symposiums précédents?
Nous ne disposons pas encore d'outils pour en mesurer l'impact réel. Toutefois, j'apprends régulièrement l'existence de projets de coopération entre telle entreprise suisse et telle région du Maroc.
interview Elise jacqueson
Source: L'Agéfi Suisse
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