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- نشر بتاريخ: 01 كانون1/ديسمبر 2009
· Les chantiers seront garantis à vie et à un coût très compétitif
LE «KA 7» est le nom d’un stabilisant de couche de base, utilisé dans la construction des autoroutes en Allemagne, Arabie Saoudite, Chine, Brésil… . C’est la nouvelle technique que le Maroc s’apprête à choisir pour garantir la qualité de ses routes. Présenté lors de l’Université d’automne Maroc-Allemagne, qui s’est tenue à Fès les 20 et 21 novembre (cf; www.leconomiste.com), ce projet a séduit les responsables marocains. «Nous étudions le transfert de cette technologie vers les chantiers d’autoroutes au niveau national et notamment l’axe reliant Oujda à Fès», indique Moulay Idriss Idrissi Acherki, responsable de la compagnie allemande World Wild Consulting. Selon lui, les premières rencontres entre les managers allemands et les dirigeants marocains sont prévues en janvier prochain. Outre le procédé de construction, le Maroc serait intéressé par le matériau et les délais de livraison.
D’autant plus que la société allemande promet l’aménagement d’un kilomètre d’autoroute par jour. Pour son représentant, la méthode classique de construction de route s’appuie sur des roches calibrées pleines de trous et sur un matériau de sous-couche plus faible. Peu à peu, les roches calibrées plus dures vont pénétrer dans cette sous couche et occasionner des défauts dans la route. Toutes les routes construites de cette façon finissent par s’abîmer. Pour ce qui est du KA 7, ce système de construction de routes se base sur le système de construction de routes Marshall, établi après la seconde guerre mondiale afin de reconstruire l’Europe. Il a été conçu dans l’urgence et se base sur un matériau de sous couche n’ayant aucune plasticité. «Les propriétés spécifiques de ce produit particulier l’ont rendu très populaire auprès des forces armées, afin de créer des routes et des pistes d’atterrissage en temps de guerre», explique Idrissi. Et d’ajouter: «ce produit n’a pas été commercialisé publiquement avant les 20 dernières années». Ainsi, pour construire des autoroutes de qualité, il faut poser deux couches, chacune de 20 cm. Ceci supportera toute charge appliquée, et chaque année, la route se renforcera, au contraire de ce qui se passe avec le système traditionnel. En ce qui concerne les routes régionales, une couche de base de 25 cm est suffisante pour supporter toutes les charges. «On peut poser la couche d’asphalte ou de béton dès que la couche de base est sèche, ce qui demande de 48 à 72 heures, au maximum».
A noter que, contrairement au système classique, le stabilisant de couche de base routière KA7 utilise des matériaux qui ont une certaine plasticité. Ceci permet de se servir des matériaux de construction de route présents sur le site de construction et donc de faire des économies substantielles. «Ce système donne systématiquement des taux de compaction de plus de 95 %». Aussi, l’utilisation en plus grande quantité des matériaux disponibles sur place réduit considérablement les coûts de transport et d’acquisition de produit. Autrement dit, le stabilisant de couche de base KA 7 dispose d’une grande compatibilité avec toutes sortes de sols. Il augmente également l’efficacité du ciment de Portland et cendres volantes. De fait, la chaussée est plus raide et demande des couches moins épaisses. La résistance requise au niveau de la conception est atteinte avec moins de liant cimentaire, ce qui fait qu’il n’y a pas de fissures au retrait. Outre moins d’interventions pour maintenance et moins d’interruptions de circulation sur des routes descellées, ladite technologie garantie une meilleure sécurité des utilisateurs sur route descellée, car il y a moins de poussière, de gravier non fixé, de tôle ondulée, et de surfaces comportant des nids de poule. L’impact sur l’environnement et le patrimoine est moindre, car il y a moins de carrières d’extraction de matériau. D’autre part, les couches de base routière normales sont des couches différentes de granules et de sols qui sont compressées ensembles mais non liées. Le stabilisant de couche de base KA compresse et compacte ces couches, mais il en fait également un produit homogène et cohésif qui est étanche à l’eau à 100 %/.
Résistance
Le KA 7 résiste à des charges de 450 kilos au centimètre carré, c’est-à-dire 4500 tonnes par mètre carré, et à des efforts de 63 kilos au centimètre carré. «Pour ce qui est du coût, l’aménagement classique d’un kilomètre de routes revient à près de 2 millions d’euros en plus des frais de maintenance.
Les autoroutes aménagées avec la méthode du KA 7 sont nettement moins chères (1,4 million d’euros) et ne nécessitent aucun entretien une fois installées», conclut Idrissi.
Source : L’économiste / Youness SAAD ALAMI
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