- التفاصيل
- نشر بتاريخ: 17 كانون2/يناير 2010
· Une rencontre de très haut niveau le mercredi 20 janvier
· Regards croisés sur la construction de l’après-crise
· Partenariat entre le «Forum de Paris» et L’Economiste
L’évènement est exceptionnel. Pour la première fois depuis sa création, le Forum de Paris «délocalise» une journée de réflexion tout aussi exceptionnelle en dehors de la France. Initié par le Forum de Paris et L’Economiste, en partenariat avec les groupes CDG et OCP, le «Casablanca Round» se penchera le mercredi 20 janvier sur les solutions à décliner dans l’après-crise. Deux ans de travail sont ainsi couronnés par la tenue au Maroc d’une des plus prestigieuses rencontres internationales.
Mais il ne s’agit pas de faire un coup et de disparaître. Le groupe Eco-Médias comme son partenaire le Forum de Paris, veulent inscrire «Casablanca Round» dans la durée et en faire un rendez-vous annuel d’échanges et de débats. Selon le fondateur du Forum de Paris, Albert Mallet, «ce rendez-vous se veut un laboratoire de thématiques qui seraient déclinées à la grande rencontre annuelle du Forum de Paris dans la capitale française». L’édition de cette année est prévue les 9 et 10 avril prochains.
Le casting attendu mercredi 20 janvier pour la première édition de Casablanca Round est tout aussi de premier plan: aux experts internationaux qui font référence dans leur domaine (voir encadrés): Christian de Boissieu, Jean-Paul Fitoussi, Olivier Pastré, Nicolas Baverez, etc. A ce beau monde s’ajoutent, côté marocain, des dirigeants de grandes entreprises qui forment le noyau dur de l’économie, des banquiers, le gouverneur de la banque centrale, et bien évidemment des politiques.
C’est le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, qui introduira les débats.
La rencontre de Casablanca a naturellement choisi de traiter de la construction de l’après-crise. Le thème s’imposait plus moins car c’est la principale réflexion des plus grands décideurs de la planète et des responsables politiques de par le monde, justifie le fondateur du Forum de Paris.
En plus, le Maroc, en toute modestie, peut avoir des idées à partager dans ce domaine pour n’avoir pas été directement secoué par la tempête qui avait frappé le système bancaire et financier international. A l’unisson, ses chefs d’entreprise, ses banquiers et les autorités monétaires ne manquent pas l’occasion de le souligner. Avec le recul, toutes ces parties conviennent que c’est la réglementation, quitte à aller à une certaine époque dans le sens contraire du vent et au passage, mécontenter les banquiers aura été une énorme chance. Ce sont ces restrictions, comme celles sur le change, qui ont permis aux banques marocaines d’être à l’abri de fameux actifs toxiques auxquels de grands groupes bancaires mondiaux n’ont pas survécu.
· Jean-Paul Fitoussi
Jean-Paul Fitoussi est professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris, président du Conseil scientifique de l’IEP de Paris et président de l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE). C’est l’un des économistes les plus écoutés aujourd’hui par les pouvoirs publics en France et bien au-delà. Il fait partie des spécialistes les plus consultés par les autorités. Comme beaucoup de ses pairs, le retour en grâce de la régulation et du rôle de l’Etat lui a ouvert un boulevard.
Jean-Paul Fitoussi est par ailleurs membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre français. Ses principales contributions ont porté sur les théories de l’inflation, du chômage, des économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Il a notamment contribué avec Edmund Phelps, prix Nobel de l’économie, à la reconstruction de la théorie économique des économies ouvertes, et à l’analyse du chômage en France. Il a contribué à l’émergence d’une théorie de la coordination dans une union monétaire constituée de pays de tailles différentes.
Jean-Paul Fitoussi a reçu le prix de l’AFSE (Association française des sciences économiques) et le prix Rossi de l’Académie des Sciences morales et politiques. Doyen honoraire de la Faculté de Strasbourg et Doctor Honoris Causa de l’Université de Buenos Aires, de l’Université Tres di Febbrero, de l’Université de Trento, Officier de l’Ordre national du mérite, Chevalier de la Légion d’honneur et Grand Officier de l’Infant Henri (Portugal).
· Abdellatif Jouahri
Dans ses multiples sorties publiques, le gouverneur de la banque centrale distille quelques messages sur les stratégies de préparation de l’après-crise. De manière récurrente, il insiste, pour le Maroc, sur l’impératif de maintenir, voire d’approfondir le rythme des réformes structurelles. C’est la seule façon, dit-il, de réduire nos fragilités. De la masse salariale à l’élargissement de l’assiette fiscale en passant par l’éducation ou le système de soutien des prix, Jouhari prêche la même parole: la persévérance.
La préservation des équilibres macroéconomiques et l’accroissement de la compétitivité de l’économie afin d’assurer une croissance saine, la préservation de l’acquis de la stabilité macroéconomique est indispensable. La nécessité de répondre aux défis actuels exige, en effet, le maintien d’un équilibre approprié au niveau des politiques économiques.
· Albert Mallet
Albert Mallet, président du Forum de Paris/Euro-Méditerranée, est psychologue clinicien de formation, diplômé de psychopédagogie spécialisée, après un troisième cycle d’ethnopsychiatrie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a dirigé pendant quinze ans un centre de psychothérapie institutionnelle pour enfants autistes et psychotiques. Il est par ailleurs à l’origine de la création d’un réseau de radios associatives. Il a en particulier été, pendant 17 ans, président de Radio Shalom, «La voix de la paix», qui a œuvré et œuvre encore pour le rapprochement entre Israël et les pays arabes, et entre communautés musulmane et juive de France.
Point d’orgue de ce combat, un grand colloque, en 1995, organisé à l’initiative d’Albert Mallet en partenariat avec TF1, et intitulé «Proche-Orient: après la Paix, quel avenir?», avait rassemblé des personnalités du Proche-Orient prêtes à engager ensemble un dialogue pacifié et constructif.
Pendant plusieurs années, il a été conseiller pour le Maghreb au président de l’ex-groupe Caisses d’Epargne.
· Christian de Boissieu
Docteur en sciences économiques et agrégé des facultés de droit et de sciences économiques, le Pr Christian de Boissieu qui faisait partie des chroniqueurs de L’Economiste, est président délégué du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre (France). Il est professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, directeur du Master 2 Pro Banque et Finance à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.
Il est par ailleurs directeur scientifique du Centre d’observation économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et membre de la Commission économique de la nation, du Conseil d’orientation pour l’Emploi et du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI).
· Elie Barnavi
C’EST l’un des intellectuels les plus brillants de sa génération qui interviendra au Forum de Paris à Casablanca. Fin analyste, cet historien et écrivain est aussi, un spécialiste de questions géostratégiques. Après des études d'histoire et de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem, à l'Université de Tel Aviv et à la Sorbonne, Elie Barnavi est nommé professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel Aviv, où il dirige le Centre d'études internationales. Il a aussi été directeur d'études à l'Institut de défense nationale et membre du mouvement La Paix Maintenant.
Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il reprend ensuite son enseignement d'histoire à l'Université de Tel Aviv. Il dirige le comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles. Il a notamment publié 'Une Histoire moderne d'Israël', une 'Histoire universelle des Juifs', 'Lettre ouverte aux juifs de France', et des ouvrages sur le XVIe siècle français.
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