· Un plan régional de développement de l’artisanat


Le Plan Vert qui table à l’horizon 2020 sur une valeur ajoutée de l’ordre de 8 milliards de DH, contre 4, 4 milliards actuellement, injectera un milliard de DH en investissement par an sur une période de 10 ans. Au détail, le plan agricole régional s’est fixé comme principaux objectifs d’accroître la production oléicole de 280%, des céréales de 35%, des agrumes de 120%, du lait de 120% et des viandes rouges de 110%, et aussi de renforcer la compétitivité des principales filières de la région.
L’autre levier économique pour la région, outre le tourisme où la région est un cas d’école, l’artisanat. Cette filière compte aujourd’hui plus de 120.000 artisans. Ce sont aussi 150 PME et coopératives qui y opèrent avec un chiffre d’affaires global de plus de 6 milliards de DH. 300 millions de DH sont réalisés annuellement à l’export. Ce qui représente 45% des exportations nationales. La filière dispose également d’un réseau composé de 700 bazaristes et d’un flux important de touristes très intéressés par la production. Du reste, rappelle le secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, Anis Birou, la filière a trouvé de véritables débouchés grâce au développement de l’immobilier. Que manque-t-il? Une structuration et la formation des artisans. C’est ce que recommande aussi la CGEM locale.
Le département de tutelle finalise un Plan régional de développement de l’artisanat (PDRA). Il devra permettre de doubler le chiffre d’affaires actuel et augmenter de 25% le nombre d’emplois. Le tiers du chiffre d’affaires est à réaliser à l’export, soit 4 fois plus qu’actuellement. Le programme prévoit également d’augmenter 2,5 fois le chiffre d’affaires des produits vendus aux touristes via les bazaristes. Pour ce faire, il s’agit de passer à une logistique de la filière à même de permettre de créer 32 nouvelles entreprises artisanales en 2012 qui viendront renforcer les 75 déjà existantes. Le PDRA prévoit justement un budget de 500 millions de DH pour la mise à niveau de la filière dans la région. Six familles de métiers seront prioritaires, indique Birou. Il s’agit de la décoration, l’ameublement, les accessoires et habillement, les produits du terroir et le bâtiment. Pour les opérateurs locaux, en plus de ce plan, il faudra travailler de concert pour créer un label régional de qualité et travailler à sa promotion. Bref, développer et instaurer le Made in Marrakech.
En outre, ce n’est un secret pour personne, la promotion immobilière dans la région de Marrakech va mal. Les promoteurs, justement, demandent une plus grande flexibilité des impôts avec comme proposition «une exonération d’une année de la TVA ou d’autres incitations fiscales (pour les investisseurs internationaux et les MRE) et ce, dans le but de liquider les invendus existants». Si la promotion immobilière va mal, le BTP ne peut que connaître à son tour une crise. Le patronat travaille justement sur des moratoires pour débloquer leur situation avec les banques.
 

L'Economiste.com

أضف تعليق

Les points de vues exprimés dans les commentaires reflètent ceux de leurs auteurs mais ne reflètent pas nécessairement le point de vue officiel de Yawatani.com qui, par conséquent, ne pourra en être tenu responsable.
De plus, Yawatani.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire qu'il jurera non approprié.


كود امني
تحديث